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Chapitre 17: Entre deux…

Glandoza

Aller au bout du monde, dans une charmante ville d’Argentine perdue entre vignes et cordillère et ne rien faire d’autre que se tourner les pouces, manger et boire, ça a un sens? A ce moment je ne me pose pas la question. Après ces 2 semaines de haute altitude, j’accueille à bras ouverts ce repos du guerrier. Déjà, il faut que mon visage cicatrise. Un matin je me lève, la face toute craquelée, des chips de peau se décollant par endroit pour laisser paraître une nouvelle peau. Je ressemble à un space invader rouge et brun! Puis, je retrouve Donald, l’américain rencontré avant l’expé, qui revient d’une semaine amoureuse entre Santiago et Valparaiso. Notre journée s’articule de cette façon:

9h55: réveil inextremis pour le petit déjeuner de l’auberge Campo Base.
10h00: devant notre café arraché des cuisines de l’auberge, nous entamons la discussion du premier sujet grave de la journée: où et que manger?
10h20-12h00: En tant que big boss de l’auberge (en effet, on a fini par presque faire partie des meubles), on accueille les nouveaux, et si possible les nouvelles arrivantes en les briefants sur les choses à faire dans le coin (je dois pas mal broder car, hormis l’Aconcagua, je ne connais pas grand chose du coin).
13h30: Nous nous mettons en route pour le supermarché ou un snack. Il faut bien manger quand même!
Après-midi: RAS, cyber, balade dans les rues ou les parcs, lecture, rédaction…
16h: Instinctivement, Donald et moi, nous nous retrouvons devant le frigo de l’auberge: c’est l’heure de notre première bière. On en profite pour entamer le 2e sujet grave de la journée: où et que manger ce soir!
19h30: On avance l’heure du repas fixée plus tôt d’une heure, ça creuse de rien faire! En 4 jours, nous irons  3 soirs à une Parilla Libre. Grillades à volonté pour 15$! La première de la série en compagnie d’Eloi et d’Andrew sera mémorable. Le minimum de garniture pour le maximum de viande. Je dois être pas loin des 800gr-1kg de bidoche. Eloi nous bats tous à plates coutures en allant se resservir une bonne quinzaine de fois! Le retour à l’auberge se fera dans la souffrance. Nous finissons finalement, tous les 4 allongés dans un parc le ventre gonflé, à nous écouter gargouiller.
22h-02h30: On emmène les petits nouveaux de l’auberge boire des bières dans le centre névralgique de la vie nocturne de Mendoza: Villanueva.
3h: Debriefing, on fait le point sur cette journée, on essaye d’identifier les points qui seront à améliorer lors des prochains jours.

Du coup, ces jours à Mendoza se passent très bien. Néanmoins, je sens qu’il faut que je bouge. Nous sommes le Mercredi 14 décembre, Paris arrive à Santiago dans 2 jours, il faut que je prépare son arrivée. Nouveaux adieux avec Donald qui fait cap vers Cordoba en espérant rallier la ville du Che à Buenos Aires…en vélo! Je prends le bus de nuit, passe 1h30 à poiroter au milieu de la nuit et en plein froid à la frontière pour un misérable tampon dans le passeport (que j’ai déjà!) et arrive à Santiago au petit matin, comme il y a un mois!

Santiago, again…

Du premier coup, je reprends mes marques. Santiago est vraiment une ville  »facile ». On s’y repère facilement, malgré les 6 millions d’habitants, je ne m’y sens pas oppressé. Dans le centre, mais aussi tout au long de la ligne 1 de métro, j’ai l’impression d’être en Europe. Pas top pour le dépaysement, mais bon, la ville est sympa. D’emblée, je me rends dans le quartier de Bellavista que Laura, une voisine d’Epalinges, m’avait fait traverser le mois passé. Celui-ci est au pied de la plus grande colline de la ville, un véritable îlot de verdure qui surplombe la mégapole chilienne. Ce quartier, un peu alternatif, est plein de restaurants pas très chers, de bars, de théâtres et d’espaces culturels. Les murs des immeubles sont couvert de peintures et de graffiti tout droit sortis des vidéos de BLU. Cela donne au quartier un caractère et une atmosphère qui diffère du reste de la ville, beaucoup moins coloré.
Durant cette journée d’attente, je revois Laura, qui bien qu’en pleins cartons (déménagement pour Arica prévu pour la semaine suivante) me fait une nouvelle lessive. Elle me fait aussi découvrir les  »bars à jambes »! Ce sont des cafés où les hommes vont prendre un café entre deux rendez-vous d’affaires. Le café est servi par des femmes, pas forcement magnifiques, mais qui portent des robes moulantes, des collants et des talons mettant en valeur leurs membres inférieurs. Elles se trouvent sur une petite estrade protégée par une table-barrière. Elles sont aimables, au point d’appeler certains clients « mon champion » et de les flatter gentillement!

Le soir, je retrouve Antoinette, une amie de Paris qui, voyageant aussi, se trouvait par hasard à Santiago en même temps que nous. Santiago est bel est bien une ville de lausannois. Avec Paris, nous serons 4!
Nous faisons connaissance en cuisinant des pâtes super bonnes, et en se faisant réveiller au milieu de la nuit par des militaires brésiliens en permissions complètement bourrés. Le lendemain, vendredi 16 décembreà 9h, Paris arrive de Montréal, et là, les choses sérieuses commenceront!!!


Chapitre 14: Bande-annonce: William en Amérique du Sud

Souvent, on me pose la question: « Que vas tu faire en Amérique? » Il est temps de vous livrer mon planning, bien chargé, mais aussi complètement différent de ce que j’avais prévu initialement, des trois prochains mois.
Vous, mes fidèles lecteurs, vous vous rappellez certainement des difficultés que j’ai rencontrées au Maroc, difficultés d’ordre moral et psychologiques relatées dans le chapitre 7. Pas de plaisir, solitude accablante, envie de rentrer, marre de pédaler, besoin de changer de plans pour la suite du voyage. La partie latino-américaine de mon périple est la victime de ce coup au moral ou plutôt la bénéficiaire. C’est cette partie que j’ai décidé de complètement revisiter, et j’en suis bien content, je me réjouis à 200% de ce qui m’attend!

Rio->Ricardo

Avant toute chose, rappelons à ce qui ne vont pas régulièrement consulter ma position satellite que j’ai atterri à Rio de Janeiro le 27 ou le 28 octobre, je ne sais plus. l’avantage d’être en vacances pendant une année, c’est d’avoir le luxe de pouvoir oublier les dates, de perdre la notion du temps. Cela contribue à amplifier ce sentiment de liberté qui est si grisant. Bref, nous y reviendrons, je ne suis pas là pour disserter à ce propos. Donc je suis À Rio depuis environ 5 jours, Ricardo, l’ami de mes parents qui m’héberge me fait découvrir les différents charmes que la ville peut offrir. Je découvre de nombreux aspects de Rio qui m’auraient étés inconnus sans son aide. C’est chez Ricardo que ma monture va se reposer pendant 3 mois, en attendant se s’envoler vers la Suisse, puis vers l’Asie.

Brésil->Carla

Ce soir, Carla arrive à Rio.  Il s’agit d’une bonne amie de l’université qui, cette année, travaille dans une ferme vers Florianopolis, à environ 1’000km au sud de Saõ Paulo. Elle travaille dans une petite ONG perdue entre forêt, océan, montagne et lagune. Il paraît que c’est magnifique, je vais y faire escale quelque jours si tout va bien. Donc une fois que Carla sera à Rio, nous descendrons jusqu’à Florianopolis en bus, en nous arrêtant à plein d’endroits qui ont l’air d’être digne d’intérêt. Je lui fais confiance, c’est elle la guide sur cette partie du voyage, deux semaines au total!

Aconcagua

Le 16 novembre au soir, je m’envole depuis Porto Alegre pour rejoindre Santiago, la capitale du Chili. Une fois sur place, je tente de trouver quelques cartes et sûrement un peu de matériel de randonnée. Une fois cela accompli, je cours rejoindre les pentes du Cerro Del Plomo ou du Marmolejo. Ces sommets culminants respectivement à 5’425 et 6’110m, me permettront de faire une première course d’acclimatation. Le but n’est pas forcement d’atteindre le sommet d’une de ces deux montagnes, mais de monter le plus haut possible pour habituer mon organisme à la différence de pression et au manque d’oxygène. Ces treks durant environ 5 jours, je n’en effecturais qu’un car le 25 novembre j’ai rendez-vous à Mendoza, côté argentin, pour rejoindre les membres d’une expédition en route pour l’Aconcagua!

« Aconcagua », quel nom bizarre! Qu’est-ce, un serpent? Une île? Non! Il ‘agit d’une autre montagne, mais pas n’importe laquelle! Du haut de c’est 6’960m, c’est le plus haut sommet des Amériques, et ainsi, la plus haute montagne hors de l’Asie. La particularité de l’Aconcagua est qu’il se trouve dans une région extrêmement sèche, du coup, il y a que très peu de neige sur les flanc du massif. Par conséquent, il est possible de parvenir au sommet sans trop de difficultés techniques, le tout étant de savoir s’adapter à une telle altitude et de pouvoir vaincre les caprices du temps.

Ainsi, du 25 novembre au 12 décembre, je serai sur les pentes de cette belle montagne, en espérant que celle-ci me laissera tâter son sommet.

Santiago-Lima->Paris

La diaspora lausano-géographe est présente partout dans le monde, ainsi quant on sait qu’un de nos confrères est dans le coin (c’est-à-dire sur le même continent), on court le rejoindre pour passer du temps avec lui. C’est ce que fait Paris, qui fait un échange et étudie dans la jolie ville de… Québec auCanada! Certes, c’est loin, mais le jeu en vaut la chandelle! Ensemble nous allons remonter en bus, en car, en stop ou en lama s’il le faut la Cordillière des Andes en passant par le Chili, la Bolivie et le Pérou. Nous célébrerons peut-être Noël en plein Atacama, et Nouvel-An au milieu du Salar d’Uyuni, qui sait! La classe, non?

Pour l’instant, c’est tout ce qui est prévu. Une fois à Lima, je me débrouillerai pour retourner à Rio retrouver mon bel étalon, euh, mon beau vélo, et je m’envolerai pour l’Asie du Sud-Est après une courte escale en Suisse. Affaire à suivre…

JE RESUME POUR CEUX QUI N’ONT PAS SUIVIT:

2 semaines de tourisme brésilien avec Carla

1 semaine de trek d’entraînement au Chili

3 semaines d’expédition à l’Aconcagua

3 semaines de vadrouille dans les Andes avec Paris

??? Jusqu’au 22 janvier.

à suivre ….