A la découverte du monde à 20km/h…

Chapitre 18: Le voyage de Star et Puissant au Chili

Attention, cet article a été écrit à deux. Les auteurs, Paris et William, s’excusent d’avance pour les quelques erreurs de concordance que le lecteur risque de rencontrer.

Santiago

7h du matin, un bout de planche en mains,  décollée d’un cageot en bois trouvé dans la rue, nous nous dirigeons, Antoinette et moi, vers l’aéroport de Santiago. Je profite des 45 minutes de bus pour costumiser mon bout de bois et marque PARIS au marqueur. On sait jamais, il pourrait ne pas nous reconnaître!

Tout ce que nous savons, c’est qu’il arrive avec un avion aux alentours de 8h30. On ne sait pas sa provenance exacte, et en cas de retard ou de problème, nous n’avons aucun moyen de nous contacter. Du coup, on est à l’affût, en espérant qu’il ne passe pas entre les mailles de notre filet. Heureusement, il ne nous échappe pas, et nous le capturons au vol et l’enmenons au plus vite à l’auberge pour qu’il puisse profiter du petit déjeuner qui finit à 10h!

Qui est Paris?

Session d’examen d’hiver 2009. Tout content d’en avoir fini avec Théorie du Territoire, nous (les géos) fonçons nous détendre à Satellite, le bar de l’EPFL. Diane tient absolument à incruster un de ses amis dans notre groupe: Paris, qui est à ce moment encore Epflien. Nous faisons connaissance, mais tout aurait pu s’arrêter là si je n’avais pas été tête en l’air. Pressé de rentrer à la maison, je prends le métro avec une partie du groupe quand tout d’un coup, je me rends compte que je n’ai plus de porte-monnaie!  Paris est la seule personne encore sur le campus ! Je le contacte, et il s’en va sauver mon coffre-fort M-budget.
Dès lors, nos chemins se sont croisés de plus en plus souvent, jusqu’à ce qu’on fasse partie du même groupe de musique. Peu à peu nous sommes devenus amis, au point d’escalader certaines grues de chantiers lausannois en pleine nuit. En échange universitaire cette année à Québec, et n’ayant lui aussi aucune famille à proximité pour passer Noël, nous décidons de le passer ensemble…au soleil! Nous avons 25 jours pour aller de Santiago à Lima: 4’000km au programme!

Valparaiso

Après 2 journées d’acclimatation, une balade dans les divers quartiers de la ville, et un concert de rue de Métal (Fuera de la Lei!!), nous nous séparons de notre chère Antoinette et nous nous  dirigeons vers… Valparaiso! Nous avons parcouru cette ville au charme particulier de haut en bas pendant 3 jours seulement, en comprenant qu’il faudrait peut-être tout une vie pour la saisir. Du sommet des dizaines de cerros qui encerclent la baie, coulent des cascades de maisons aux murs de tôles colorées. Des ruelles courbées et des escaliers pentus s’enfilent parmi elles,  et notre sens de l’orientation est mis à rude épreuve. Dans de nombreux coins on déniche des graffitis ou des points de vues particuliers sur le bleu du Pacifique. Ces explorations se poursuivent en compagnie de Filipe le poète qui rêve d’ouvrir une auberge-librairie ou de Dimitra la grecque qui travaille dans notre auberge. Valparaíso et sa fraîcheur arrive trop tôt selon nous, elle aurait eu un rôle parfait en tant que récompense au bout du voyage. Dans ce même rôle, Antofagasta ou Calama, villes que nous avons rencontrées en cours de route, ont été plutôt mauvaises. On aurait pu y rester pour des semaines, c’est juste à temps, avant de prendre racine, que nous décidons de faire le pas et de nous lancer. Le lendemain, on est On the road.

Hitchhiking in Chile

On est super motivés, au point de se rebaptiser pour le voyage. La veille du grand départ a lieu la métamorphose.  Paris et William disparaissent, remplacés par Star et Puissant. C’est ainsi renommés que nous gagnons en bus la Route 5, alias La Panamericana. Un spot a été repéré grâce à ce site: http://hitchwiki.org/ Le bus nous dépose devant un péage. On sort le carton, le stylo, mais alors que rien n’a encore commencé, Paris lance un regard de feu à un camionneur arrêté de l’autre coté du péage. Celui-ci nous fait signe de monter. Nous y croyons à peine, nous n’avons même pas sorti le pouce! Premier stop, zéro minute d’attente, si ce n’est moins.  De plus, il va directement à Calama, 1’600 km plus loin dans notre direction. Cela lui prendra deux journées et une nuit de voyage.

Jour 1: Valparaíso – La Serena. Mario

Notre premier stop se nomme Mario. Il est assez enrobé, mais surtout a un double menton qui hantera nos nuits futures. Les rôles sont distribués comme suit: pendant que l’un de nous deux fait la discute avec le Camionero depuis le siège passager, l’autre se repose sur la couchette juste derrière.  La cabine du camion nous offre une vue panoramique et un confort privilégié pour admirer les paysages qui coulent agréablement devant nos yeux, comme au ciné.  Mais, une question, à priori innocente, aura de graves conséquences  « Tienes musica chilena? ». Nos tympans en auront pour leur compte, 3h de musique à fond la caisse, aux tons festifs hyper répétitifs (et comme il  n’avait qu’un CD, on l’a écouté environ 6 fois). Impossible de dormir, et Mario à l’air d’aimer ça, nous ne voulons pas mettre fin à son plaisir.
Mario, la quarantaine, est un peu bourru, et avec un espagnol très rapide et difficile à comprendre. Il nous apprendra pas mal de petits trucs. Par exemple, il s’avère qu’il aime bien Pinochet. On pensait qu’il était tabou d’en parler… Lors d’une halte dans une Caleta de Camioneros, il nous enseignera l’art de déguster le poulet:  » le poulet, c’est comme les femmes, ça se finit à la main! ».

Le camion dépasse rarement les 90km/h, et même s’il nous aurait permis de nous déposer à 100 km de notre but (San Pedro) du premier coup, nous décidons que nous descendons en fin de journée parce que « Sinon c’est trop facile ». Après 6h et 400km en sa compagnie, nous dépassons La Serena, et là, le paysage est magnifique.  L’océan Pacifique se déchaîne sur la côte rocheuse noire du Chili, à seulement quelques kilomètres en contrebas de la route. Pas de traces humaines si ce n’est cette route sur laquelle nous roulons. Nous le prions de s’arrêter sur une aire de repos abandonnée, et de nous déposer là. Après de sincères remerciements, nous nous séparons.

Pour rejoindre cette côte déchiquetée (du style Bretagne), qui nous attire tant, nous devons traverser un paysage de collines couvert de cactus. Dans cette sorte de labyrinthe, on a du plusieurs fois revenir sur nos pas. Au loin, le soleil baisse, mais nous repérons un promontoire rocheux surplombant l’océan d’une centaine de mètre. Son sommet, fait de blocs de granite (ou métagneiss, le débat fut rude) est relativement plat et régulier. Sous l’euphorie de cette journée 100% réussie, nous décidons de ne pas planter la tente, et de dormir à la belle étoile. Après avoir mangé les fameuses pâtes au thon en boite de William et rempli nos devoirs d’écriture auprès d’un feu de cactus,  nous trouvons nos places sur ces rochers qui nous serviront de lit. Pas facile de ne pas basculer dans les fissures, si proches, quand les blocs sur lesquels nous reposons sont légèrement inclinés! Néanmoins, l’expérience est inoubliable: un ciel tel que nous en verrons plus ailleurs, pas même à Atacama. Le coucher de soleil sert de prélude à ce spectacle nocturne immobile mais envoûtant, cadencé par le fracas des vagues du Pacifique, venues de si loin pour finalement broyer le noir des roches dénudées.  Loin derrière nous, les quelques lumières qui fusent en direction du nord sur la route effacée, sont ce qui nous raccorde encore à la suite du voyage.

Jour 2: Los Higuares – Copiapó. Marcial

Réveillés par le vent devenus violent pendant la nuit, nous remballons nos affaires, saluons ce lieu mémorable et nous remettons en route parmi les cactus pour retourner sur la Panamericana. Cette fois, on écrit « NORTE » sur notre panneau avant de commencer à lever le pouce. Après 15 minutes d’attente, nous sommes exaspérés, ce n’était pas dans nos habitudes d’attendre aussi longtemps! Paris, sous la colère jette le panneau. Mais c’est là qu’un pêcheur du nom de Willam, accompagné de Williamson, son père, s’arrête, pour nous pousser, dans une bonne humeur rafraîchissante, jusqu’à une Caleta de camionneurs quelques kilomètres plus loin afin de nous faciliter notre prochaine prise. Nous décidons de manger dans une des échoppes avant de nous lancer dans notre prochain grand stop. Les portions sont énormes, mais les prix « spécial gringos » aussi. Cela ne plaît pas vraiment à Puissant (Star, lui, est riche) mais le massacre est évité de peu.

Par la suite, les choses se compliquent un peu, et nous utilisons tous nos moyens de derrière les fagots afin d’avoir notre deuxième stop de la journée. Quand nous sommes enfin sélectionnés, nous nous trouvons dans une situation un peu particulière. En effet, nous partageons la cabine avec une prostituée, que Marcial, notre camionero laconique, embarque en même temps que nous. Nous nous regardons: que va-t-il se passer? Va-t-il nous demander de descendre du camion un peu plus loin pendant qu’il fait son affaire? Ou va-t-il nous convier à la fête? Nous n’espérons pas, Madame n’est pas de notre âge ni à notre goût. Finalement, elle descend quelques dizaines de kilomètres plus loin et le rendez-vous est remis à plus tard, il se rencontreront, en tête à tête, sur le chemin du retour.

Une fois Madame descendue, nous commençons à faire connaissance de notre chauffeur. Marcial a 34 ans, est fraîchement divorcé – « I feel brand new man! » – et travaille 15 jours pour 15 jours de congés. Le Chili, il le connaît du Nord au Sud et du Sud au Nord. Il le parcours en promenant du cuivre depuis les mines jusqu’aux usines, mais pas inversement. Comme on l’a constaté, quand la route est longue, il accepte la compagnie de certaines Dames (parfois plusieurs en même temps), mais aussi d’auto-stoppeurs (parfois plusieurs en même temps), heureusement pour nous. Avec Marcial, il ne faut pas beaucoup de temps pour sympathiser. Son espagnol est facile à comprendre et parle un peu anglais, et les sujets de conversations divers et variés.

La veille, après notre premier stop, nous nous disions qu’il serait incroyable de se trouver sur des Harley, à traverser le désert avec du Heavy Metal à fond. Aujourd’hui nous faisons mieux: Marcial est fan de Hard Rock et guitariste à ses heures perdues. C’est dans son camion à l’americaine, que nous traversons nos 350 premiers kilomètres de désert. Racer X, Vinnie Moore, Metallica, Motorhead et WASP serviront de bande-son à cette étape mémorable. Nous avons ainsi eu plus de 5 heures pour déchirer les paysages désertiques que parcours la Panamericana avec du bon vieux hard à fond. Comme dans les films.

En fin de journée, à seulement 20km de Copiapó, notre camion s’écarte de la route pour se diriger vers une petite maison mal en point, qui ne parait pas habitée. Or, il s’avère que celle-ci sert occasionnellement de petite auberge aux voyageurs de passage.  Dans cette masure perdue au bout du désert, nous partageons une ultime tasse de café avec Marcial. La tenancière, une femme vivant seule avec ces deux filles, nous propose deux lits pour 4’000 pesos, soit 8 francs suisses. Cette baraque, aux murs n’allant pas jusqu’au plafond, posée à côté de vieux rails désaffectés mais avec un drapeau chilien poussiéreux encore fier qui la garde nous plaît.  Nous acceptons, tristes de mettre fin à ce stop métallique, mais heureux de trouver un peu de calme pour se préparer à l’étape du lendemain.

Jour 3: Copiapó –  Antofagasta. Juan

Après un petit déjeuner simple mais copieux, nous hésitons entre dégainer nos pouces magiques au bord de la route et une partie de négociations avec deux camioneros en pause petit-déjeuner. Ils rechignent: c’est pas la méga classe de ramasser des auto-stoppeurs. si les collègues l’apprennent, c’est la dèche!

Mais voilà. Paris balance tout ce qu’il a d’espagnol, avec une élégance et une classe inégalée, du moins selon les standards classiques, qui bien que souvent peu reconnus , n’en sont pas moins une référence éprouvée (phrase de Paris, ndlr). Finalement l’un d’eux, Juan, nous embarque pour ce qui s’avérera être le plus long de nos stops, plus de 9 heures de route et 600km de parcourus. Son camion est de loin le plus stylé que nous ayons pris, nous sommes naturellement tout contents. Mais alors que nous n’avons même pas atteint notre vitesse de croisière, un barrage routier nous surprend et nous force à faire quelques détours. On apprend à la radio qu’un gros accident a eu lieu 10 minutes plus tôt, et que malheureusement le camionero ne s’en est pas tiré. Quelques pensées vicieuses glissent sur nos fronts inquiets :  » Et si ce camion nous avait pris ». Mais nous concluons que, s’ils nous avait pris, il se serait attardé et il n’y aurait pas eu d’accident. La logique est imparable et notre confiance en la suite de notre voyage rétablie.

Lors de ce long trajet nous voyons une grande variété de paysages. Des côtes brumeuses aux villages de pêcheurs oubliés. Des falaises rocailleuses et des étendues de pierres grises, puis rouges et plus loin tournant vers le jaune brun. Après le repas, pris dans un habituel repère de camioneros, à Charañal, ville-usine, le paysage se stabilise dans la gamme du désertique pur. Aucune végétation en vue, seuls des cadavres de pneus s’étendent sur les bords de route. De temps en temps, on dépasse un petit monument artisanal en souvenir des défunts de la route. Juan nous en indique un en particulier, qui est habité par un ermite. Il a décidé de vivre sur le lieux où a été enterrée sa famille et vit des dons des camionneurs. Autres élements cassant la monotonie de ces paysages lunaires: les mines. Tous les dix-vingt kilomètres, une piste quitte la route principale et part s’enfoncer dans les profondeurs du désert. Au loin, on peut apercevoir de la fumée, de la poussière, des bâtiments. Plus rarement, on peut apercevoir des observatoires astronomiques perchés sur des dômes montagneux. Nous sommes dans une partie du monde où le ciel est considéré comme étant un des plus purs de la planète.

Le temps passe malgré tout dans cet immense désert et Juan fini par nous déposer… à un carrefour à 20 kilomètres d’Antofagasta. C’est  la fin de journée des ouvriers des mines aux alentours et il nous faut peu de temps pour être poussés jusqu’au centre d’Antofagasta. Cette ville semble sortie de nulle part alors que rien m’annonçait cette sortie soudaine et brutale de ce désert. Manuel, notre lift en question, nous propose même de passer nous reprendre le lendemain pour nous amener à un spot qui nous aidera à continuer vers Calama! Cela nous arrange bien, car après avoir déniché un hôtel glauque fréquenté par des mineurs et découvert les rues de la ville, nous n’avons aucune envie de nous éterniser ici…

Antofagasta est le plus grand port de la façade Pacifique de l’Amérique du Sud. Le centre-ville est animé, surtout à 3 jours de Noël. Nous profitons de cette courte halte près de l’Océan pour aller tremper nos pieds dans le Pacifique et…manger un MacDonald! Ouf, il était temps, dès le lendemain, nous mettons cap sur l’intérieur des terres, et fonçons vers les Andes et un pays  »non-océanisisé et non-MacDonaldisé » : La Bolivie.

Jour 4: Antofagasta – San Pedro de Atacama. Elize

13h, vendredi  23 decembre, Manuel est au rendez-vous pour nous déposer à la sortie de la ville. Toute la famille est dans la voiture, sa fille de 16 ans est fière de pouvoir exercer son anglais avec nous. Cette dernière journée de stop est légèrement plus difficile que les précédentes. Nous attendons environ une heure au bord de la route en plein soleil, mais l’écoute de Ain’t No Easy Way nous donne du punch. Finalement, notre sauveur viendra, à bord d’un pick-up plus rapide que tous les semis-remorques que nous avons ridé jusqu’à maintenant. Les 230km jusqu’à Calama sont avalés en un rien de temps, et notre chauffeur nous fait visiter certains coins du désert très particuliers. Par exemple, après une heure de route, Elize range le pick-up sur le bas-côté. À notre droite se trouvent tout un tas de maisons en ruine. Une ville fantôme de plusieurs dizaines de pâtés de maisons. En continuant un peu, nous arrivons dans un cimetière, lui aussi fantôme (et c’est le cas de le dire), peuplé de petites croix de bois faites à la main. Notre ami nous apprend qu’il s’agit d’un ancien village et cimetière de mineurs  travaillant dans une des mines de Salpêtre voisine. Celles-ci se sont vues peu à peu desertées quand la fabrication des nitrates synthétiques est devenues moins chère pour la fabrication des engrais. Ce village sans âme donne une atmosphère toute particulière à ce coin du désert. On se croirait revenu à l’époque des cow-boys…

Quand le pick-up s’arrête une dernière fois pour nous déposer à la sortie de Calama, nous sommes euphoriques! Après 4 jours et 1’700km de route, nous sommes si près du but! San Pedro et le Salar d’Atacama ne sont qu’à 100km, et demain, c’est Noël! On finit notre bouteille de Pesco qui nous suivait depuis Santiago, et on prend tout un tas de photos en mode frime. On pense être les King of the Road, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En effet, le destin nous fait attendre plus de deux heures! Jamais nous avions attendus aussi longtemps, mais jamais nous nous étions autant amusés au bord d’une route! Finalement, après un ultime stop, nous arrivons à San Pedro de Atacama!

San Pedro

Quand nous débarquons à San Pedro, nous nous démarquons tout de suite des nuées de touristes peuplant, à la veille de Noël, cette ville perdue en plein Atacama . Chemises poussiéreuses, vestes en jutes, cheveux sales, carton à la main, la réceptionniste de l’auberge ne se trompe pas, nous sommes bel et bien des AUTO-STOPPEURS! Elle-même, jolie petite blondinette ingénue, à parcourue le Chili et l’Argentine seule en stop. Que nos lectrices prennent note: les routes du monde ne sont pas peuplée uniquement de maniaques sexuels (bon, tout ce qu’on sait c’est qu’elle avait l’air en bonne santé).

Après ces 4 jours de voyage unique au sein d’une communauté (celle des camioneurs) riche et sympathique, la (sur)activité touristique de la ville nous effraye. De plus, nous sommes très fatigués. Star devient D-Star en cumulant les siestes et en se rasant la tête. En revanche, Puissant, usant de son courage légendaire, part à la conquête du désert sur son vélo de location. Les autochtones, s’écartent devant lui et les saloons ferment leurs portes. Au loin, le tonnerre gronde. Puissant is back in town (phrase de William, ndlr). Finalement, nous fairsons quelques excursions « pour ne pas passer à côte de quelque chose » et passerons un Noël modeste autour d’un steak. La ville (ou village, à peine 5’000 hab) est néanmoins entourée de site fabuleux. Nous nous rendrons à vélo dans la Vallée de la Luna pour assister à un coucher de soleil nuageux et irons nous baigner dans des lacs sur-salés, du style Mer Morte, où il est possible de flotter sans efforts. Durant ces quelques jours de repos en plein Atacama, nous aurons l’honneur d’être arrosés par les très rares gouttes de pluies qui tombent dans la région (35mm par an). La pluie, en cadeau de Noël du désert?

Pressés de partir, nous nous embarquons le 26 décembre pour un voyage de 3 jours en direction d’Uyuni en Bolivie.

Paris et William, Cuzco, 05.01.2012 

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8 Réponses

  1. Sylvane

    M’ennuyant au tapis vert, je profite de mon inactivité pour rattraper mon monstre retard dans tes lectures!!! j’ai presque honte… je confirme qu’on voit la différence d’écriture entre toi et paris! il est plus poétique je dirais!
    enfin bref, toujours un plaisir de lire tes aventures cyclables!

    22 mars 2012 à 14 h 54 min

  2. Pornaddict

    voilaaaa j’ai lu ce chapitre! Vraiment cool! T’aime le Pisco alors? Est-il chilien ou péruvien selon toi 😉 ? Mais tu m’as tjs pas dit quand est-ce que tu allais en Asie? Et tu vas au tibet après? Peace

    Robin

    ps: content que tu ais publié mon comment au chapitre 17! eheh

    16 janvier 2012 à 23 h 55 min

  3. alfonso collado aragones

    por eso aparcaste la bici, para hacerte la panamerica en autostop,ya he podido traducir los textos y ahora lo entiendo………..fantastico

    16 janvier 2012 à 20 h 43 min

  4. Pointet

    Vous me faite rêver les cocos… Je pense bien à vous!
    boby

    13 janvier 2012 à 11 h 18 min

  5. corinne hermieu

    Bonne et heureuse Année 2012, cher William, que cette nouvelle année te donne la force de continuer ce formidable voyage et t’apporte tout plein de petits et grands bonheurs au quotidien.
    Bises des 5 Hermieu

    11 janvier 2012 à 8 h 44 min

  6. Jose

    Que de souvenirs, j’ai parcouru cette même route il y a 20 ans, magnifique.

    9 janvier 2012 à 10 h 44 min

  7. Fred

    Good job! See you soon buddy!

    7 janvier 2012 à 17 h 42 min

  8. Fäbi

    Que d’aventures! Profitez bien du monde inca… 😉

    7 janvier 2012 à 0 h 33 min

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