A la découverte du monde à 20km/h…

Chapitre 16: To plank or not to plank Aconcagua. Partie 1

7h29 du matin, vendredi 9 décembre, Plaza de Mulas. En ouvrant les yeux, je sens que mon visage est aussi sec qu’un Kapla. Alarmé, je cherche mon ipod dans mes affaires. Les corps endormis de mes 7 camarades éparpillés autour de moi ne me facilitent pas la tâche! Aussi, le bout de mes doigts couverts de multiples coupures et crevasses me force à rester vigilant: surtout, éviter les chocs! Après une ou deux minutes de fouilles archéologiques, je déterre mon Ipod congelé, et je jette un coup d’oeil à son dos qui me sert de miroir de secours. Horreur! Je ressemble à une momie! On m’avait bien, dit hier: « William, you are burnt ». En effet, mon nez et mes joues sont couvertes d’une bonne épaisseur de croûtes, et mes lèvres d’un nappage verdâtre et purulent. Inquiet, je m’inspecte plus en détails: ouf, tous mes doigts et orteils sont là! Je vais donc pouvoir vous raconter en détails ce qui s’est passé jusqu’à cette nuit-là.

Mendoza , 700m, Jour 1, 25 novembre 2011
Derniers jours de confort. Ces quelques jours passés dans l’auberge de jeunesse Campo Base de Mendoza m’ont permis de faire quelques connaissances très sympathiques, boire mes dernières bières et manger mes derniers steaks avant mon exil volontaire de deux semaines en altitude. Je rencontre notamment Donald, un américain de 30 ans en pleine « early middle life crisis » qui voyage quelques mois en Amérique du Sud. Nous nous retrouverons sûrement au Chili ou ailleurs, après, quand tout sera fini…
Avant de partir pour mon premier rendez-vous avec les autres membres de l’expédition, je tombe sur Eloi, un jeune français qui veut couronner son périple argentin d’une ascension en solo de l’Aconcagua, nous nous retrouverons dans quelques jours au camp de base!

De l’auberge, je fais 300m et me rend dans un hôtel 4* oú nous passerons notre première nuit sous le même  toit. Maintenant, après deux semaines de vie commune, je souris quand je me souviens de ce que ces visages ont évoqués pour moi en premier lieux.  » À ces allemands, ils ont vraiment des têtes d’allemands! » ou  » mais qu’est ce qui lui prend d’arriver 30 min en retards à celui-là? » et encore « lui, il a l’air sympa, mais ça m’étonnerait qu’il arrive en haut ». Finalement,  le groupe s’avèrera formidable.
Donc, nous voilà tous réunis dans le Hall de cet hôtel. Les présentations se font. Nous sommes 12, plus 3 guides. Ces derniers sont jeunes, ils ont 30 ans environ,  motivés et souriants.

Mariano est le chef et parle le mieux anglais. À 29 ans, il est déjà monté près de 25 fois au sommet! Il rentre tout juste d’un voyage de 8 mois en tandem avec sa femme en Europe et en Asie. Il est épaulé par Capy, le 2ème guide aux allures un peu pataude mais à l’humour très fin. Finalement Hormiga est le 3ème guide, après plusieurs années en tant que porteur, il est guide depuis seulement une saison. Il parle peu anglais, mais avec l’altitude, il deviendra plus à l’aise, au point de faire des blagues à tout bout l’champ dans les camps d’altitude. Cette équipe de guide est vraiment chouette. Le courant passe tout de suite bien entre nous!

Bon, je vais quand même vous présenter mes camarades d’ascension, histoire que vous puissiez saisir un peu l’équipe. numéro un, j’ai nommé….

Pierre!
Seul autre français du groupe, la soixantaine et une pêche d’enfer! Cet ancien expatrié boucle un marathon par an. Cette année, il compte faire la peau à l’Aconcagua! Dès qu’il peut, il se lave et se rase au lavabo, c’est la classe intégrée! On partage la même chambre lors de cette première nuit à Mendoza, et par la suite nous dormirons dans la même tente.

Andrew
Australien de trente ans à la barbe de Père Noël, sûrement le plus bavard du groupe. Lui aussi voyage pour une durée de plus d’un an, du coup on a des points communs.

Josie
23 ans elle aussi, la seule anglaise du groupe, mais aussi la seule personne que personne ne comprend. Un accent sud-londonnien sur-rapide et très haché à la fois. Sa peau britannique lui vaudra aussi quelques soucis avec le soleil, néanmoins elle est très courageuse, et parviendra à monter très haut sur cette montagne!

Brent
Aux portes de la cinquantaines, et déjà plusieurs des 7 summits à son actif. Sa bonne humeur en fait un camarade extrêmement agréable, chaque soir au camp de base nous regarderons un episode d’How I Met Your Mother enregistré sur mon Ipod!

Les Allemands

Père (Joseph), mère (Annette), fils (Benedikt), cousin 1 (Florian), cousin 2 (Andy). Avec tant de germanophone dans le groupe, mon niveau d’allemand ne s’est malheureusement pas amelioré … Joseph est le maire de la petite bourgade bavaroise dans laquelle ils habitent. Benedikt, comme moi, a 23 ans et est fraîchement bachelier. Florian vit à Rio depuis 10 ans et Andy, aux airs de Renaud, à beaucoup voyagé, que ce soit en Amérique, au Maroc ou en Asie.

Nikko

Finlandais, très discret, ce sera le premier à bénéficier d’un retour en Hélico!

Le vénuzuelien

Pas de bol, il ne survivra pas à la première nuit en 4* à Mendoza. Le premier soir, son téléphone sonne, et il retourne à Caracas. Personne ne sait pourquoi…

Donc voilà, nous voilà tous réunis dans cet hôtel. On nous explique les plans pour le lendemain, on part louer le matériel qui nous manque, chacun fait quelques blagues pour prouver qu’il est un bon type, et on part s’enfermer dans nos chambres. Les choses presque-sérieuses commencent le lendemain seulement…

Le lendemain

1er objectif: obtenir le permis d’ascension auprès des autorités du parc. 300$, le tarif le plus bas car nous commençons notre expédition lors de la saison-basse.

2ème objectif: rejoindre Puente del Inca où les choses un-peu-plus-sérieuses commenceront. 3h de bus environ, une crevaison, et quelques haltes plus tard, nous arrivons dans cette petite bourgade à la frontière du Chili. Quelques baraques, une gare fantôme, une poste tirée d’un western, un cimetière pour alpinistes disparus sur l’Aconcagua et un torrent au pouvoir petrificateur, c’est tout. On y passe une nuit, et on organise les paquetages qui seront portés par les mules jusqu’au camp de base. Mon sac est le plus petit de tous, tout tient dans un petit sac à engrais tandis que les autres ont des sacs North Face XXXXL. Je me pose des questions, qu’ai-je oublié…?

Confluencia, 3’400m, jour 3
Allez, ça commence vraiment! Les gardiens du parcs nous distribuent nos « sac à caca ». Si dans 2 semaines nous ne les ramenons pas plein, on nous taxera plusieurs centaines de dollars! Les guides les gardent en leur possession, ce serai bête qu’un de nous perde le sien!

Nos sacs sur les épaules,  l’Aconcagua en ligne de mire, nous nous enfonçons dans la vallée d’Horcones. Paysages grandioses,  les proportions sont différentes que dans les Alpes. La rivière que nous longeons me donne faim: elle est de couleur chocolat. Nous la traversons grâce à un pont suspendu construit lors du tournage de 7 ans au Tibet, tourné dans la région. Les petits oiseaux chantent autour de nous et les fleurs nous saluent, ils savent que nous nous en allons pour un enfer de pierres et de neige. Hormis d’autres yetis en veste Gore-tex, nous ne verrons pas d’autres êtres vivants au-delà du camp de base.. Durant cette marche nous pouvons faire plus amplement connaissance. On tente de trouver des points communs, des sujets de conversations, le courant passe facilement, tout le monde y met du sien.

En fin d’après-midi, nous atteignons notre premier objectif: Confluencia, 3’400m.

L’accès à la base de l’Aconcagua peut se faire par plusieurs vallées. La plus empruntée est la Vallée de l’Horcones qui se sépare en deux parties, tel un Y, au niveau de Confluencia. La branche de droite mène jusqu’à l’immense mur de la face Sud, et celle de gauche à Plaza de Mulas, le camp de base. Dans ce près-camp de base, nous restons 2 jours, histoire de s’adapter gentillement à l’altitude. Nous apprenons aussi à monter nos tentes. North Face B-qqchose, 5kg, sensée résister à des vents de plus de 100km/h. D’après Mariano: « 100km/h, c’est ce qu’il mettent dans la pub, en altitude il arrive qu’elles s’envolent pour moins que ça! »

Je profite de ces deux jours pour feuilleter le livre que j’ai emmené concernant l’Aconcagua. J’apprend que ce nom un peu spécial signifie « Sentinelle de Pierre ». L’histoire de ses premières ascensions est passionnante! Le premier type à tenter de poser ces pieds au sommet est un géologue allemand: Paul Güssfeldts en 1882. A cette époque, il doit carrément trouver où se trouve la montagne. Son style est particulier, car il part à l’assaut de la montagne sans tente ni nourriture et avec des vêtements on ne peu plus classiques. Son Summit Day durera 31h, et il atteindra une altitude de 6’500m. Pas mal, non?
Deuxième expé en 1897, menée par le britannique Fitz Gerald. l’expédition connaît des hauts et des bas, de nombreuses gelures et incidents. Finalement, après de nombreuses tentatives, c’est le guide Suisse Matthias Zurbriggen qui parvient au sommet  Nord, le plus haut, le  14 janvier 1897.
Il s’agit que de l’histoire moderne de cette montagne. On ne sait pas jusqu’où sont monté les Incas, en effet, une momie d’un enfant de 7 ans datant de 1470 a été retrouvée à 5’300m. Pierre nomme cet endroit « le jardin d’enfant ».

Donc durant nos deux nuits à Confluencia, on apprend à se connaître, mais on apprend aussi à mieux connaître notre future amie. Pour cela, nous nous rendons à Plaza Francia, au bout de la branche droite du Y don je vous ai parlé plus tôt. D’ici, nous pouvons admirer dans son ensemble la paroi Sud de l’Aconcagua. Impréssionnante!  3’000m de falaise et de glaciers suspendus. La paroi est elle aussi parsemée de momies, mais plus récentes celles-ci. Eh oui, régulièrement des alpinistes s’endorment pour toujours lorsqu’ils tentent de grimper ce frigo de 3km. Cette visite au pied de ce mur gigantesque nous prépare mentalement. On réalise que, même si on grimpera par l’autre côté, ce ne sera pas de la tarte!

Durant cette journée, avec Andrew, il nous viendra une idée. Nous aussi on veut faire une première sur cette montagne. Des gens y sont descendu en vélo, monté  en courant (30h pour le plus rapide je crois), sont restés plusieurs dizaines de jours au sommet sans redescendre (68jours), le plus jeune grimpeur doit avoir moins de 12ans, et le plus vieux 85 ou un truc du style. Il y a quelques années un haltérophile russe a fait porter 20kg d’altères à Capy pour faire une levée au sommet. On na pas cette prétention, ni le matériel pour rivaliser avec ces exploits, mais nous aussi nous pensons pouvoir faire une première. En cherchant un peu, on se souvient des photos qui circulaient dans les journaux gratuits il y a quelques mois. Des gens, toujours dans la même position, mais dans des endroits toujours plus incongrus. Face contre terre, aussi droit qu’une planche à repasser, ce type de pose se nomme le Planking. On en trouve de tous  les styles, dans des endroits aussi loufoques qu’originaux. Certains ont posés sur des barrières de gratte-ciels, dans des étalages de super-marchés, dans des amphithéâtres de cours, devant des monuments. A notre connaissance, jamais cela n’a été fait sur l’Aconcagua. C’est décidé, dans deux semaines, nous serons les plus haut planker des Amériques! C’est devant cette face Sud que nous nous entraînons car aucun de nous deux n’a d’expérience en la matière, on débute!

Vers Plaza de Mulas, le Camp de Base, 4’300m, Jour 5
Les guides redoutent cette journée. Après le Summit day et le retour, celle-ci est la plus longue de l’expédition. Pas énormément de dénivelé, moins de 1000m, mais un obstacle majeur: Playa Ancha! 10 km de désert, une plage de petits cailloux qui serpente le long du flanc Est de l’Aconcagua de façon interminable! Pour nous, découvrant les lieux pour la première fois, la balade est bienvenue, et surtout magnifique car les paysages sont grandioses, colorés et variés. Mais pour nos pauvres guides qui doivent la traverser environ 8 fois par été, ce n’est vraiment pas une partie de plaisir! Néanmoins, nous avons de la chance, il n’y a pas trop de vent ce jour-ci.

Quand nous arrivons au camp, j’ai la joie de constater que je suis en pleine forme! Les quelques jours passé dans les Andes Chiliennes à 4’100m m’auront finalement été bénéfiques! Je m’en inquiétais car je suis revenu de mon aventure chilienne dans un sale état! Gercures à tire la rigot, toux de fumeur, diarrhée bien en règle, fatigue…etc. Pas top de commencer une expé dans ces conditions! Quand je vois la tête de mes collègues dans la tente/salle à manger, je constate que je suis bien plus en forme qu’eux! Annette et Nikko, les yeux plein de poussières, ont de la peine à maintenir les yeux ouverts. Beaucoup ne finissent pas leur assiette lors du repas, et tous vont se coucher très tôt. Dans ma tête je me dis:  » C’est bon William, t’es un boss maintenant, tu résistes à l’altitude et à la fatigue. L’Aconcagua est à toi! » Si seulement…

Au camp de base, je retrouve Eloi, le français rencontré quelques jours plus tôt à l’auberge. Il est là, seul dans sa petite tente orange, depuis quelques jours. C’est marrant de retrouver un « voisin » aussi loin de chez soi. Eloi habite à Thonon, en face de Lausanne! A la base, je pensais aussi m’aventurer sur les pentes de la Sentinelle de Pierre en solo, mais j’ai finalement choisi le confort et la sécurité d’une expédition commerciale. J’admire Eloi qui se trimballe tout son matos tout seul (bon, une mûle l’a aidé jusqu’au camp de base, mais bon…), qui n’a personne pour lui préparer de bon petits plats, et qui doit récolter lui-même ses excréments tout au long de son ascension. Vraiment, nous,  c’est le méga luxe comparé à lui!

Le camp de base est réellement une petite ville de tente. Il parait que c’est le 2ème plus grand du monde après celui de l’Everest. En pleine saison, plus de 300 personnes peuvent y vivre, et on trouve de tout (pour qui peut y mettre le prix): Internet, Téléphones, douches chaudes, Pizza et … des filles!
Nous sommes en saison basse, et le campement se met doucement en route. Les gens commencent à arriver, mais je suis content de ne pas me retrouver en plein camping de Paléo à 4’300m!

Nous sommes sensé rester 5 nuits au camp de base afin de nous acclimater. Plusieurs choses sont prévues aussi pendant ce temps afin de nous préparer à ce qui nous attend: un sommet, un portage de nourriture, et des siestes. Notons qu’à partir de maintenant, nous ne pouvons plus boire de l’eau « du robinet », trop pure, celle-ci n’est pas assez mineralise pour etre bue. Elle doit impérativement être assaisonnée de thé, de café, ou de Tang, une sorte de jus de fruit en poudre avant d’etre ingurgitee. Au début, ça va, à la fin, on en pouvait plus!

Lors de cette première nuit en altitude, on est confronté à notre premier mini-drame: l’abandon de Nikko! Il n’a pas supporté notre première vraie étape pour arriver au camp de base. Après une visite au centre médical difficile, il nous a vomis sa soupe en live lors du dîner. Le lendemain suivant, l’hélico le ramene en plaine;  ça nous a temporairement refroidi. Mince pour lui, il était sympa… (mais il a quand même du bol d’être descendu en hélico!!!):-P

Cerro Bonete, 5’004m, Jour 7
Allez, après une journée de repos à rien faire au camp de base, je profite de cette marche d’acclimatation pour essayer mes nouvelles shoes! Elles sont trop belles! Zamberlan Denali 6000, trois épaisseurs afin d’éviter les gelures. Contrairement aux chaussures de mes amis, celle-ci n’est pas munie d’une coque en plastique mais d’une enveloppe en Kevelar. Du coup elles sont fines et très légères. Je suis bien dedans, c’est le pied! Donc voilà, on monte tous, tranquillement jusqu’au sommet du Cerro Bonete, à plus de 5’000, en face de l’Aconcagua. La journée est incroyable, il fait si chaud que je monte en short et en pull au sommet! La vue sur notre objectif est imprenable. On peut voir les emplacements des différents camps d’altitudes. Pour fêter cette belle journée, nous plankons un coup au sommet, et nous redescendons à toute allure en « skiant » sur les cailloux. -450m en 15 min, c’est top!

Le lendemain, les choses presque-très-sérieuses commencent: nous montons au camp I (Plaza Canada) certaines de nos affaires ainsi que de la nourriture. Comme je ne sais pas quand je pourrais écrire la suite, je vais déjà publier cette partie là, et vous aurez la suite très bientôt j’espère!
Un petit dessin pour faire office de Trailer:

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4 Réponses

  1. Homla Willi , veo que esto en pieza a cojer buena forma ,estas hecho un  » Boss » como tu dices , es un aventura fantastica la que estas vibiendo , me encanta como relatas las historias , les pones un poco de cada como un buen cocinero hace la comida asta el picante hahaha , pues nada chico , continua ansi y pasalo bien , ,,,,,, un fuerte abrazo desde aqui calentito y al lado de la chimenea ,,,, ale ale CANPEON ,que la moral no decaiga ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,WILLI

    23 décembre 2011 à 14 h 53 min

  2. Christine Bron

    Contente de te lire à nouveau, je commençais à me faire du soucis.
    J’ai pas le temps de tout lire maintenant mais je vois que tu prend beaucoup de plaisir et c’est ce qui compte.
    à+

    15 décembre 2011 à 8 h 55 min

  3. YO mec! Je suis en période d’exams et je suis super occupé! Mais je t’écris bientot! Promis!

    PS: pk vous pouviez pas boire d’eau pure??

    13 décembre 2011 à 22 h 50 min

  4. Luc Gardedieu Demeilliers

    Prudence et courage William! Cela commence à devenir sérieux!
    À bientôt de te lire,
    Luc de Francfort. Salue les Bavarois pour moi!

    13 décembre 2011 à 21 h 49 min

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