A la découverte du monde à 20km/h…

Préparation

Soirée de départ, J-1…

4h00 du matin, J-1.

Encore étourdi par la soirée, les (trop?) nombreux verres de bières, les danses effrénées au Jagger’s, et le retour à pied/stop jusqu’à la maison, je me mets pourtant à l’ordi pour écrire ces mots.Pourquoi?

Peut-être parce que je réalise seulement maintenant ce qui m’attend. Enfin, c’est relatif. Demain j’enfourcherai mon vélo pour ne plus le lacher pendant plus d’une année. Je ne m’inquiète pas vraiment (pour l’instant) de ce que ce voyage me réserve au niveau des difficultés physiques et morales. Après cette soirée passée avec ma famille et mes amis, je réalise que ce qui me sera le plus difficile ce sera de les quitter (même si ce n’est que pour un an). Dire au revoir, faire mes adieux et quitter un à un les groupes d’amis, ces micro-sociétés que nous avons crées, me force à mettre un pied dans la réalité.

Les préparatifs tout au long de ces dernières semaines furent longs,exigeants et remplis d’imprévus. Les chargeurs de téléphone satellites et d’appareils photos non adaptés, l’interminable  organisation de la pharmacie, le « marathon » normand (même si ce fut une partie de plaisir), et bien sûr l’envie de profiter de chaque instants font que chaque seconde de cette phase de préparation est comptée. Tout moment passé avec la tête dans les nuages mettant en péril la préparation des autres points de ma longue liste des choses à faire.

Bref, je ne vais pas me plaindre ni m’étaler plus longtemps, dans 32h c’est le grand jour, et il faut que je sois d’attaque à ce moment là. A cet instant même, Morphée m’appelle, mon oreiller gueule car il veut profiter de ces derniers moments de tête à tête avec mon oreille gauche, et ma tête qui tourne beaucoup m’ordonne d’aller me coucher. Du coup, chers lecteurs,  je vous laisse et vous donne rendez-vous à mon départ Samedi 16 entre 10h et 12h!

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Impressions à un mois du départ

J-915

Bibliothèque universitaire cantonale de Lausanne, Place de la Riponne, janvier 2009.

Au-dessus d’une pile de livres de géomorphologie et de géographie démographique prématurément fermés est ouvert un mini-atlas datant de 1974 tout juste déniché dans un marché-aux-puces. Sur les cartes datant de l’ère soviétique, une route précise se dessine. Un peu perdu entre les paradigmes de la Géographie Marxiste, et les captures de cours d’eau par recule de tête, je me fais cette intime promesse  « Si je loupe mes exams, je vais en Iran en vélo » ! (Mal)heureusement, les notes sont au rendez-vous, et la vie universitaire commence pour de vrai. Dès lors, je sais ce que je veux faire après mon Bachelor : Tourdumondiste !!

J-603

Mentalement, je me suis fait un plan très précis. Une chose à la fois, ne pas aller trop vite, ne pas griller des étapes. Premièrement, mettre le projet sur papier et établir un dossier. Nommer mes envies, identifier mes désirs, définir mes objectifs pour finalement accoucher d’un plan précis et concret afin de donner au voyage une apparence sérieuse et réfléchie. L’aventure commence à commencer !

Au fond de moi, je sais que le « dossier-sponsoring » que j’établis reflète mal le voyage qui se profil. Il sert surtout à ronger mon frein, faciliter la communication et, peut-être, décrocher un ou deux sponsors. Je m’y crois. Je me vois déjà, bardé d’autocollants tel un homme-sandwich. Avec un projet aussi cool, personne sur Terre peut ne pas vouloir me sponsoriser !!! Enfin c’est ce que je crois…

J-409

Echec de la mission sponsors. Yosemite, Passe-Montagne, SportX, Switcher, Commune d’Epalinges, Coop, Migros et une dizaine d’autre: « Nous portons beaucoup d’intérêt à votre projet, malheureusement nous ne pouvons pas répondre à vos attentes…bla, bla, bla… ».

Fichtre ! C’est moins facile que prévu ! En plus, les vacances d’été approchent à grand pas, et impossible de trouver un boulot. Râteau de Passe-Montagne (encore), la Coop Brico ne veut pas d’un vendeur passionné, bref, je collectionne les lettres de refus en tout genre. Et dire que j’évalue mon budget à 20’000 francs et que je ne possède à peine un dixième de cette somme : le doute s’installe à plus d’un an du départ…

J-391

Bingo ! Le 24 juin, à quelques jours de mon anniversaire et alors que je venais de recevoir un mail pour me dire que le staff était au complet, une place se libère à l’Athleticum du Flon. Un mois de travail à 80%, puis les samedis et quelques vendredis durant l’année sauvent mon porte-monnaie.

Puis, très vite, une autre opportunité s’offre à moi : Drafil. Pendant une année, je serai non seulement vendeur et étudiant, mais aussi épurateur/remplisseur de duvets ! Le kiff !

De J-262 à J-33

Création du site internet, quelques tirelires placées chez des commerçants, de nombreux messages d’encouragements. La date de départ, après quelques changements, est définitivement fixée : 16 juillet 2011.

Nouvel-an : 2011 commence en fanfare, et devant mois se profile la dernière ligne droite. Très vite mon bolide sort des stands et me porte pour quelques premiers tours de pistes : la selle est quand même  très dure :-S

Entre tous les préparatifs, je réalise que le départ approche à grand pas et la vie prend une autre tournure. Mon regard vis-à-vis du quotidien change peu à peu.

Je me détache.

J’ai l’impression de me sentir de moins en moins concerné.

Les événements prévus post-16 juillet me sont abstrait et étranger.

Master des uns et des autres, fêtes familiales ou encore la programmation du Paléo festival me font prendre conscience que bientôt je serai loin de tout ça. Cette sensation est parfois agréable, mais surtout troublante et même parfois oppressante. Je me sens dans la peau d’un condamné, mais un condamné pas comme les autres (heureusement…).  Devant moi se dresse un obstacle, ou plutôt un virage, synonyme de rupture temporaire avec une vie normale, une vie habituelle, une vie tranquille. Mes amis et ma famille vont continuer à vivre leur quotidien sans cette rupture, du coup, un décalage apparaît peu à peu. Chaque jours, très lentement, je m’éloigne doucement du quai où se trouve mes attaches et ceux que j’aime.

Ayant choisis cette condition, je ne m’en plains pas. Au contraire, je laisse venir et tente de décrypter avec un détachement teinté d’un léger amusement les remises en questions que provoque cette situation.  😀

J-1 Mois !

L’uni est terminée, mes contrats de travails aussi, mon vélo est bien équipé et le matériel s’accumule : tente, sac de couchage, réchaud, appareil photo. Je ne sais pas si tout rentrera dans mes sacoches, je l’espère ! Heureusement, trouver des sous n’est plus un problème. Grâce aux dons généreux de mes amis, de ma famille, mais aussi de quelques inconnus mon porte-monnaie est bien rempli. Je suis touché par tant de générosité! De plus, des sponsors ont finit par arriver sur le tard: West End, Albertsen et Athleticum. Je les remercie tous pour leur dons!

Malgré ces libérations successives, la liste de choses à faire ne désemplie pas ! Il me reste 1’000’000 trucs à faire dans ce dernier mois : rendre visite à ma famille en Normandie, les vaccins et la trousse de secours, un contrôle dentaire, m’assurer correctement, passer un examen d’anglais et encore plein d’autres choses. J’ai aussi peur de passer à côté des derniers moments passés avec mes amis en ne leur consacrant pas assez de temps. C’est peut-être une de mes grandes préoccupations à l’heure actuelle…

Bon, mon article s’arrête-là, mais le compte-à-rebours continue. Je donne rendez-vous à ceux qui veulent le 16 juillet prochain à 10h au bord du Lac pour m’accompagner pour ces premiers coups de pédales. Si vous venez, merci de m’envoyer un mail !

Venez nombreux ! 🙂

On the Road....
On the Road….

Date du départ!!

Le jour J approche.

Le mois de février se termine, le semestre de printemps commence, et dans moins de 6 mois j’enfourcherai ce vélo qui me nargue du fond du garage! Je pense qu’il est donc temps pour moi de vous informer de la date du départ. Pour l’instant, le voyage devrait débuter aux alentours de 10h

le samedi 16 Juillet 2011

Celui-ci aura certainement lieu à Lausanne, quelque part au bord du lac. Des informations plus précises suivront pour ceux qui auront réservé leur matinée pour être présent au p’tit déjeuner-apéro « d’adieu »!

Hasta bientôt

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LE vélo!

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Jeudi 13 Janvier 2011, 18h47, premiers coups de pédales avec ma nouvelle monture!

Après avoir passé une partie de l’après-midi à assembler les différents composants du vélo dans le magasin Hood Cycles, je me lance sur le Boulevard de Grancy. Je transporte déjà les sacoches et une partie du matériel qui me suivra toute l’année prochaine. Le simple fait de rouler avec ces sacoches pendues de tous les côtés me met déjà dans l’ambiance…

Voici la bête:

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  • Cadre alu
  • Groupe Shimano Deore
  • Pneus Schwalbe marathon dureme
  • Selle Brooks
  • Porte bagages Tubus
  • Sacoches Ortlieb

Pourquoi le vélo?

Le vélo…

Un moyen de transport si performant, mais pourtant si simple. Seulement deux roues, un pédalier, un guidon, une selle, le tout relié par un cadre et le tour est joué !

Le vélo est depuis son élaboration au XIXe siècle, devenu le moyen de déplacement le plus utilisé dans le monde – après la marche à pied bien sûr. Du commerçant afghan au businessman américain, de l’ouvrier chinois au marabout sénégalais, tout le monde est familier avec ce moyen de transport et nous sommes plusieurs milliards sur Terre à savoir monter à bicyclette.

De par sa simplicité et sa popularité, le vélo offre le moyen de transport le plus adéquat pour un voyage au long cours à qui cherche à vivre des moments privilégiés, faits de rencontres et d’échanges. En effet, voir un homme arriver seul et tranquillement à vélo dissipe plus vite les craintes et les préjugés que s’il était arrivé à toute allure en 4×4 parmi une horde de touristes, et laisse ainsi plus aisément place au dialogue, à la découverte de l’autre.

De plus, le vélo permet au voyageur de se fondre dans un paysage, de ne faire plus qu’un avec lui. En voyageant en train, en voiture ou en avion, le voyageur se trouve trop souvent face à une vitre, qui agit tantôt comme une protection face aux éléments, tantôt comme des œillères empêchant au voyageur de percevoir son environnement tel qu’il est réellement, pour le meilleur ou pour le pire.

La bicyclette est selon moi la clé d’un voyage réussit au contact des populations locales, éloignées des grands centres surpeuplés. Aussi, elle permet de s’affranchir des entraves empêchant de vivre au plus près la réalité du terrain et de se morfondre dans l’immensité des régions traversées.

C’est donc sur un vélo, à une vitesse moyenne n’excédant pas les 20km/h, que je compte traverser les déserts et franchir les chaînes de montagnes.

Durant ce voyage, j’espère pouvoir m’imprégner des paysages, mais je voudrais surtout découvrir les us et coutumes des peuples rencontrés.

Le vélo…

Un moyen de transport si performant, mais pourtant si simple. Seulement deux roues, un pédalier, un guidon, une selle, le tout relié par un cadre et le tour est joué !

Le vélo est depuis son élaboration au XIXe siècle, devenu le moyen de déplacement le plus utilisé dans le monde – après la marche à pied bien sûr. Du commerçant afghan au businessman américain, de l’ouvrier chinois au marabout sénégalais, tout le monde est familier avec ce moyen de transport et nous sommes plusieurs milliards sur Terre à savoir monter à bicyclette.

De par sa simplicité et sa popularité, le vélo offre le moyen de transport le plus adéquat pour un voyage au long cours à qui cherche à vivre des moments privilégiés, faits de rencontres et d’échanges. En effet, voir un homme arriver seul et tranquillement à vélo dissipe plus vite les craintes et les préjugés que s’il était arrivé à toute allure en 4×4 parmi une horde de touristes, et laisse ainsi plus aisément place au dialogue, à la découverte de l’autre.

De plus, le vélo permet au voyageur de se fondre dans un paysage, de ne faire plus qu’un avec lui. En voyageant en train, en voiture ou en avion, le voyageur se trouve trop souvent face à une vitre, qui agit tantôt comme une protection face aux éléments, tantôt comme des œillères empêchant au voyageur de percevoir son environnement tel qu’il est réellement, pour le meilleur ou pour le pire.

La bicyclette est selon moi la clé d’un voyage réussit au contact des populations locales, éloignées des grands centres surpeuplés. Aussi, elle permet de s’affranchir des entraves empêchant de vivre au plus près la réalité du terrain et de se morfondre dans l’immensité des régions traversées.

C’est donc sur un vélo, à une vitesse moyenne n’excédant pas les 20km/h, que je compte traverser les déserts et franchir les chaînes de montagnes.

Durant ce voyage, j’espère pouvoir m’imprégner des paysages, mais je voudrais surtout découvrir les us et coutumes des peuples rencontrés.